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"Bien manger au Mans. Du producteur à l'assiette"


Notre seconde réunion publique a été organisée le 25 février 2019 autour de la thématique du "Bien manger". 

 

Propos introductifs par Marietta KARAMANLI

 

Madame, Monsieur, Cher-Ami-e, 

 

Tout d’abord je souhaite vous remercier, les uns et les autres, d’être venus ce soir à cette réunion sur le bien manger au cœur de notre ville et sur ce que nous pouvons tous en attendre.

 

Je souhaite vous dire quelques mots sur la méthode choisie.

 

Comme vous le savez peut-être la méthode choisie par l’association organisatrice « Dessinons ensemble Le Mans » mélange 

-           Des contributions déposées sur le site ou adressées par voie postale ou encore remises aux adhérents ; 

-           Des ateliers réunissant des mancelles et manceaux autour d’un thème qui a émergé de rencontres préalables ; 

-           Des réunions publiques ouvertes au plus grand nombre.

C’est à cette catégorie qu’appartient cette réunion pour laquelle nous avons reçu un nombre significatif de soutiens ou intérêts même si un bon nombre ne pouvait être là ce soir à raison d’autres activités associatives, de cours ou tout simplement de travail ou de familles.

 

Mon propos sera court.

 

Bien manger fait partie des principales préoccupations des Français :  

-           8 de nos concitoyens sur 10 entendent manger équilibré ;

-           entre 10 et 20 % des achats alimentaires se feraient en circuit court selon les régions ; 

-           les aliments et les plantes naturelles contribuent à la santé en général et pour chacune et chacun d’entre nous.

 

Si la question se pose mondialement, nos actions locales et celles d’une ville et de nos concitoyens sont de nature à peser non seulement sur notre bien-être immédiat mais aussi sur notre environnement proche. En effet agir, ensemble pour ne pas dire « groupés », permet de peser sur l’ensemble de la chaîne du producteur à notre assiette.

 

Quand j’évoque ce bien manger je pense aussi à « mieux manger et aussi à « mieux acheter ». Plus proche, plus sain, plus durable plus environnemental…autant d’effets liés entre eux et qui se renforcent les uns les autres. On peut réellement parler d’effet papillons concernant notre alimentation. En effet des comportements très légèrement distincts au départ peuvent aboutir à des effets très différents sensibles et significatifs sur notre environnement.

 

Ici et maintenant nous sommes, toutes et tous, des intervenants et des contributeurs qui allons agir, si vous me permettez l’expression, « en parole » pour dire ce qui nous paraît bien et ce qui pourrait être mieux : 

-           collégialité ;

-           contradiction dans la sérénité et la convivialité ;

-           et curiosité 

doivent guider la discussion à laquelle je vous invite maintenant !

 

Pour que celle-ci se fasse à partir d’éléments structurants j’ai demandé à plusieurs personnes, compétentes dans leur domaine, de présenter leurs expériences et leurs idées. Je leur laisse et vous laisse à toutes et tous la parole.

 

Compte-rendu de la réunion « Bien Manger, du producteur à l’assiette », un enjeu pour les Mancelles et les Manceaux

 

Plusieurs thèmes ont été abordés et discutés :

 

Conforter la restauration collective côté qualité et bio et en faire un levier vers les producteurs

 

En matière de restauration collective faite par la Ville,10 500 repas sont préparés chaque jour dont 8 000 enfants pour les enfants. La part du Bio atteint est actuellement de 13 % et l’objectif de 20 % devrait être atteint en 2020. La situation pose la question des fournisseurs locaux et des producteurs cultivant à proximité. La question des repas sans protéines animales se pose. La qualité doit être envisagée avec moins de gaspillage et l’éducation qui va avec. 

 

Tenir compte de la diversité des publics et des consommateurs

 

De façon plus générale les publics sont divers : enfants ; personnes âgées avec leurs problématiques et leurs habitudes, leur façon d’accéder à l’information. L’éducation est fondamentale : savoir ce qu’on mange ; connaître les aliments et leur contenu. Il y a bien sûr des applications qui permettent de savoir ce qu’on consomme mais l’accès au frais est plus simple. Le bio dépend aussi de l’agro-alimentaire et de la grande consommation qui pèsent sur les normes appliquées.

 

Partager entre générations et mieux informer les consommateurs pour pouvoir choisir et faire

 

La dimension intergénérationnelle est importante car elle permet la transmission de savoirs et de savoir-faire : produites, cuisiner, connaissance des mécanismes de l’alimentation, en ayant des clés de lecture, permettent aux consommateurs de choisir ce qu’ils peuvent et veulent avoir dans leurs assiettes avec l’idée de plaisir. L’exemple est donné Les participants aux ateliers organisés par un centre social. La démarche a pu être lancée dans un quartier populaire pour manger mieux et moins cher (repas à 2,67 €).

 

L’alimentation rappelait Hippocrate est le premier des médicaments. S’il devait y avoir une TVA à 0% elle devrait s’appliquer aux légumes, pas au Coca Cola ou aux chips ! Attention aux quantités que nous consommons car notre activité brûle peu de calories. Bien manger s’apprend dès le plus jeune âge. Manger mieux, c’est évidemment ne pas manger trop gras (ou disons de limiter le gras), de manger trop sucré (les aliments contiennent souvent du sucre pas la peine d’en rajouter), de ne pas manger trop salé (il faut penser aux épices, curcuma, ail, oignon…). Bref il y a une marge donnée aux consommateurs et manger mieux ça ne dépend pas que de nous mais cela en dépend aussi !

 

Accompagner la production de qualité

 

La place et le rôle des agriculteurs est déterminante. Ils doivent pouvoir et vouloir produire mieux, en donnant une priorité au développement durable, en faisant mieux, et plus sain. C’est une démarche volontaire qui peut être facilitée par le tissu associatif et l’est par certains organismes (comme les entres d’initiatives pour valoriser l’Agriculture et le milieu rural -CIVAM).Des agriculteurs aujourd’hui recherchent à produire bio et le passage par des étapes comme l’agriculture maîtrisée peut êtreun préalable. 

 

Des pistes d’action concrètes à développer pour mieux maîtriser et bien manger par Marietta KARAMANLI

 

Elle pense que l’action collective est déterminante. Le regroupement d’acheteurs publics (ville, hôpital ou restauration étudiante par ex) peut permettre à des producteurs locaux ou régionaux de faire ce qu’ils ne peuvent produire à toute petite échelle et seuls. Il faut imaginer un programme de diffusion d’une culture de la cuisine saine et pas chère, un accès élargi et visible par une politique de l’information. Il faut agir par une meilleure maîtrise du foncier qui préserve des terres et exploitations de proximité et de qualité. Des actions peuvent être engagées en partenariat avec les restaurants en ville pour promouvoir le bien cuisiner et l’image de notre ville.


#Faitesunvoeupourlemans


 

Durant le mois de Janvier, vous nous avez adressé des voeux pour votre ville par dizaines, les voici publiés ici :

 

#FaitesunvoeupourLeMans

 

...

Patrice C.  :  « Un voeu pour Le Mans en 2019 : abandon du projet de zone commerciale à la sortie du Mans, vers Béner. Arrêtons de défigurer les entrées de ville et de contribuer à la désertification des centres-ville. Si on tient à faire venir IKEA au Mans pourquoi ne pas leur proposer une implantation en centre-ville comme cela se développe actuellement. »

 

Une mancelle : « Dans les quartiers populaires mettre plus d’éducateurs et animateurs pour la jeunesse. Ils peuvent aussi aider les jeunes déscolarisés et les guider vers les services pouvant les aider ainsi que les parents. »

 

Michel D. : « Je fais le vœu que notre épicerie solidaire des quartiers Sud n’ait plus de raison d’être, faute de gens pauvres. »

 

Véronique C. : « Faire de la vie dans les quartiers une vie agréable, sans crainte d’une vie « tous ensembles », que nos quartiers ne soient plus oubliés en terme d’éducation, d’isolement, de service médical (etc.) »

 

Une mancelle : « Une ville solidaire et à l’écoute des manceaux, une ville en actions »

 

Malika S. : « J’aimerais plus de cohésion dans les quartiers »

 

Daniel L. : « Revoir le commerce en centre ville, revoir le plan de circulation, redonner vie à la ville trop austère »

 

Brigitte D. : « – Développer la mixité intergénérationnelle. – Des logements adaptés et accessibles pour les seniors.  »

 

Catherine B. : « Je souhaiterais que les citoyens soient écoutés pour leurs doléances (ex : le couloir vélo instauré dans les rues étroites) »

 

Sabiha S. : « Plus d’animations dans le centre ville »

 

Valérie T. : « Des rues libres de voitures et d’insécurité »

 

Un manceau : « Madame Karamanli, je vous souhaite d’avoir une bonne santé et simplement d’avoir des émotions positives. Dans votre personne je vois Le Mans entier car vous êtes toujours en première ligne, représentant Le Mans »

 

Brigitte D. M. : « Que Le Mans soit la « locomotive » de la Métropole et du Pays du Mans pour que la Sarthe soit plus attractive pour les entreprises »

 

Sophie B. : « Faire en sorte que chaque citoyen ait estime de lui, confiance en lui, puisse vaincre le jugement des autres pour être un citoyen à part entière car il a des compétences à faire valoir »

 

Un manceau : « Faire revenir le commerce en centre-ville. Oublier ces rues devenues mortes (Gambetta, Nationale, Leclerc). Arrêter de remplacer un commerce par un kebab »

 

Sophie H. : « – Plus de drogue dans les lycées.  – Des médecins spécialistes sur Le Mans et les alentours »

 

Isabelle B. : « – Logements sociaux écologiques. – Jardins et composteurs partout où c’est possible. – Des coquelicots. – De l’amitié et aide partout entre tous. »

 

Frédérique R. : « Une ville multicolore, festive et culturellement diversifiée avec cette jolie place de la République (kiosque à musique ?) et des jolis bancs (ou poufs) aux couleurs pop ! »

 

Salomé F. : « Des rues fleurissantes comme les commerces »

 

Une mancelle : « Un nouveau souffle pour Le Mans loin des logiques stériles d’appareil ! Il en va de son rayonnement. »

 

Delphine J. : « Plus de médecins »

 

Isabelle G. : « Que Le Mans soit une ville exemplaire en termes d’écoute et de prise en compte de toutes les problématiques des habitants et des acteurs économiques »

 

Michel R. : « Développer plus les vélos électriques avec peut-être au niveau fiscal une petite réduction. Pour l’écologie au Mans ! »

 

Véronique B. : « Place des comtes du Maine il manque un totem pour indiquer clairement ce qui se trouve en sous-sol »

 

Yves D. : « Trouver un équilibre politique pour que Le Mans reste « à gauche ».

 

Vincent P. : « On pourrait souhaiter pouvoir sortir le soir (bars, boîtes de nuit, etc.) au Mans sans avoir peur de l’agression. Le Mans = une ville plus calme, comme les villes similaires au Mans en population »

 

Julia P. : « Pour que Le Mans soit toujours une ville d’esprit libre, claire et ouverte chez tout le monde ! L’amour ! »

 

Stéphane J. : « Une coordination et mutualisation des moyens pour les chantiers d’insertion »

 

Fatiha D. : « Une bonne année riche d’écoute, d’échange, d’approche et de recherche. Merci à toi. »

 

Monique T. : « Réfection des rues piétonnes du centre ville (rue Bolton, place de la Sirène, etc.) »

 

Un manceau : « – Un bon maire pour Le Mans. – Une meilleure considération et reconnaissance de l’enfance et de la jeunesse. – Sans oublier le monde associatif »

 

Daniel L. : « Disposer d’une équipe motivée au service de l’intérêt général »

 

Jean P. : « Rapprocher la jeunesse de ses politiques, des institutionnels ».

 

Sophie H. : « Développer des crèches municipales »

 

Fatiha H. : « Permettre aux familles dans les quartiers populaires d’accéder aux pratiques culturelles »

 

Yves D. : « Poursuivre le travail sur l’Arche de la nature et de ses activités de tourisme pour les habitants de cette ville »

 

Une mancelle : « Que Le Mans développe des pôles d’excellence ! Santé, etc. »

 

Claude T. : « Ville des quartiers »

 

Samuel H. : « – Accès plus rapide à la santé (délai d’attente d’environ un an !!!) : on a les mêmes cotisations, il faut les mêmes services. – De la sécurité pour tous en ville. – Un système de transport équilibré permettant la réduction des voitures en ville. »

 

Alain P. : « Que l’avis du citoyen manceau soit pris en compte pour l’aménagement de la ville (ex : place de stationnement quartier Chasse royale pour les commerces) »

 

Jean-Claude F. : « Une seule liste de gauche (PS, PC, Ecologistes) à l’élection municipale sinon l’on peut se préparer à être dans l’opposition !!! »

 

Nathalie J. : « Vœu de voir dans ma commune, dans ma ville de naissance, les enfants qui grandissent en apprenant la langue des signes au collège, au lycée, pour une communication sans handicap. »

 

Malou L. : « – Permettre aux jeunes du Mans de s’intégrer et de participer davantage à la vie associative ou politique de la ville (exemple des CMJ). Inciter les jeunes à s’intéresser aux problèmes politiques majeurs, à comprendre le régime politique de la démocratie dans sa complexité et montrer son importance au niveau des libertés des citoyens (dans un article du journal « Le 1 », on remarque que 48% de la population seraient prêts à passer à une dictature car ils n’ont pas compris les avantages du régime présent en 2019). – Travailler sur le gaspillage alimentaire pour commencer à répondre à la problématique ci-après, à savoir : comment nourrir 10 milliards de personnes en 2050 ? Des mesures doivent dès maintenant être prises. Organiser des journées afin de sensibiliser le corps civique sur le gaspillage et les autres facteurs qui entraînent petit à petit les futures générations à vivre dans de mauvaises conditions. »

 

Un manceau : « Des jardins, des jardins et encore des jardins partagés »

 

Stéphane C. : « Que Le Mans soit une ville connectée »

 

François G. : « – Un centre ville plus attractif, accessible et sûr. – Développer l’apprentissage pour favoriser l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. »

 

Olivier R. : « Une ville humaine où les hommes et les femmes vivent ensemble avec joie, se rencontrent, se découvrent, dans un cœur de ville piéton, fleuri et artistique ! »

 

Une mancelle : « Une femme à la tête de la ville naturellement dans l’écoute ! »

 

Yves D. : « - Oeuvrez pour que Le Mans devienne un CHU avec de plus importantes possibilités de formation de population médicale. - La Sarthe et son pôle d'attractivité qu'est Le Mans, c'est aussi le sport (mécanique, foot, basket, triathlon), il faut maintenant voire accentuer nos efforts et décliner avec le sport pour tous »

 

Guy R. : « Une dynamique d’unité et de relations apaisées »

 

Madeleine C. : « – Plus de structure d’accueil pour les personnes handicapées. – Une association des aidants familiaux car je n’en connais pas sur Le Mans. »

 

Arlette L. : « Pour ma ville, je rêve d’une femme Maire comme à Paris, à Rome … c’est mon vœu le plus urgent »

 

Bernard N. : « Pour une ville plus sociale (accompagner les jeunes dans leurs démarches comme la recherche d’emploi) et plus solidaire (rendre la culture accessible pour toutes et tous) »

 

Un manceau : « Pour une ville prospère et ouverte sur la diversité des talents ! Pour Le Mans au féminin ! »

 

Éric C. : « Pourquoi as-tu choisi de revenir au Mans… ? » me demande-t-on parfois. Je réponds souvent « parce que c’est une ville à taille humaine… ». C’est une ville où les femmes et les hommes qui en sont citoyens peuvent, s’ils le souhaitent, en être acteurs. L’association « Dessinons Le Mans 2020 » en est l’exemple. A l’heure de formuler des vœux,  sachons conserver et développer le caractère humain de notre ville. Préservons-le, c’est notre richesse.

 

Mireille, H. : Père Noël vert, père Noël rouge, gilets jaunes... que le Mans demeure une ville arc en ciel portant haut les couleurs de la tolérance !

 

Juliette T. : Je souhaite au Mans des nuits belles et sereines. 

 

Stéphane C. : Pour 2019 je forme le voeu que Le Mans reste une ville où il fait bon vivre… Tous mes vœux au Mans ville d'art et d'histoire !

  

Jean-Pierre C. : Je souhaite au Mans qu'on puisse y vivre encore plus serein'Mans, Culturel 'Mans, Paisible' Mans. Que 2019 soit pour Le Mans l'année de tous les possibles'Mans. 

 



"L'éducation au coeur du Mans"


Notre première réunion publique portant sur le thème "L'éducation au coeur du Mans" a réuni près de 100 personnes.

 

Compte-rendu des échanges nourris de cette rencontre avec les manceaux :

 

La définition d’objectifs et d’une méthode

 

Est affirmée l’importance capitale de l’éducation dans la construction de la citoyenneté et la vision très large de l’Education dans une ville ; les moyens doivent être mobilisés pour l’aborder sous tous les aspects de la vie : laïcité, mixité et identité…Un des maîtres mots a été la co-éducation entendue comme un lien plus fort entre l’école, son environnement et les familles, et ce, dans le respect des fonctions et des professionnels.

 

Connaître les autres

 

Il s’agit de découvrir et de mieux connaître les autres (dans et hors quartiers, entre générations, entre enfants…).  L’accent a été mis aussi sur l’éducation à la vie de tous les jours comme l’alimentation et le respect du corps.

 

Construire des passerelles

 

Techniquement plusieurs secteurs de services de la collectivité, comme celui de la « Petite enfance » et celui en charge de « l’Adolescence » sont concernés. L’organisation des services, la dynamique du périscolaire, la mutualisation sont des éléments pouvant permettre de « faire mieux » sans forcément dépenser plus. Sur les projets il faut faire travailler les gens ensemble à l’intérieur et à l’extérieur de l’école autour de projets éducatifs, c’est ce qui garantit la réussite de tous (un exemple de projet éducatif est donné : celui d’un jardin collectif et pédagogique dans le quartier des Sablons.

 

Promouvoir une éducation inclusive

 

L’accompagnement et le soutien de la collectivité dans le rapprochement des familles et des lieux d’enseignement (écoles et collèges) est une question importante. Le soutien aux devoirs avec les parents en accompagnant ceux-ci est une piste. L’école doit faire toute sa place aux enfants handicapés et à leur intégration dans les écoles ordinaires. La demande est forte pour que les moyens y soient apportés. L’école doit être plus mixte entre quartiers au sein de la ville et entre enfants. Cela pose la question de la carte scolaire mais aussi celle d’activités hors l’école et le collège, avec le soutien de la ville.

 

Construire une dynamique de la place et du rôle de la ville dans les activités périscolaires

 

Il est difficile de séparer l’école et les activités avant et après classe, chaque jour et aussi le mercredi. La question de l’articulation entre activités dans l’école et en parallèle est posée ; les temps périscolaires peuvent être des moments de soutien aux activités d’enseignement

Les activités périscolaires peuvent et doivent être des lieux artistiques. L’expérience du Théâtre de la Bertoche est exposée. Est évoqué aussi le projet « Cinéma » de l’ex-collège Val d’Huisne devenu « Costa Gavras ».

 

Au final, si l’école est à repenser, elle doit l’être aussi avec la Ville et avec tous. Elle doit s’ouvrir aux propositions de projets novateurs émanant aussi des parents. La préoccupation de l’ouverture, du travail avec les parents, en lien avec l’extérieur doit être confortée.

 

Propos conclusifs présentés par Marietta Karamanli :

 

Cher-e-s Ami-e-s,

 

J’ai participé et suivi avec intérêt nos discussions, les échanges, les suggestions et propositions.

 

Je vois que l’éducation et l’école au cœur d’une ville et d’un département mobilisent et engagent les citoyens.

C’est évidemment une bonne chose.

 

A vous entendre, j’ai le sentiment et la conviction

-        que l’éducation et la façon dont les collectivités peuvent y contribuer, est un facteur du bien vivre ensemble ; à un moment où la politique se résume parfois à se tourner contre les autres, on voit que des choix simples et des décisions parfois transvervales, parfois, il est vrai, plus difficiles à mettre en œuvre, supposent de se tourner vers les autres et non contre eux.

 

J’ai aussi le sentiment et la conviction que l’organisation de l’éducation et ses services peuvent être un élément du choix en faveur d’une commune voire d’un ensemble de communes : 

-le temps avant et après école,

- les loisirs,

- les arts et le sport,

- la qualité de l’éducation à la citoyenneté 

peuvent être des éléments qui font aussi qu’ « on aime sa ville »

Cette qualité est un élément qui prépare et accompagne mieux vers l’adolescence et le statut de jeune adulte.

Il y a l’évidence des transitions qui peuvent être rendues plus simples, plus intéressantes et plus belles par l’action quotidienne d’une collectivité au service de ses habitants.

On a évoqué 

- la transition numérique,

- la découverte des autres « dans » et « hors » son quartier,

- la connaissance de la meilleure façon de s’alimenter,

- le plaisir à se préoccuper des autres (les plus âgés, celles et ceux de l’autre sexe, les enfants qui sont comme nous et « avec quelque chose en plus… ») et le plaisir qu’on a à ce que les autres s’intéressent à vous !

 

J’ai pris plein de notes et repris plein d’expressions. D’autres l’ont fait aussi.

 

…Je conclurai modestement, et ce n’est déjà plus modeste, en disant que le sens global et la demande forte est…une éducation au coeur de la Cité qui rassemble, enseigne et augmente les opportunités pour chacun.

 

Merci beaucoup.

 

Marietta KARAMANLI


Les premières contributions sont en ligne !


Madame, Monsieur, Cher(e) Ami(e), 

 

Tout d’abord je souhaite vous remercier, vous qui nombreux vous êtes connectés sur le site et y avez été les premiers à déposer une idée ou un projet.

 

La santé, la propreté et le respect de notre environnement font partie des premiers sujets.

 

Mais vous avez aussi manifesté le souhait d’une ville accessible à tous, lieu de culture et qui doit profiter pleinement de tous ses atouts, et l’Université en est un.

 

Vos premières propositions vont sûrement susciter des réactions ; d’autres propositions vont nous parvenir. 

 

Mon 1er engagement a été et reste de vous solliciter, le deuxième est de vous tenir informé(e) de toutes les contributions et retours, mon 3ème est de vous soutenir et de vous inviter à continuer. 

 

Donc je vous remercie et vous dis « encore » !

 

Cordialement à vous,

 

Marietta KARAMANLI


La lettre de Marietta KARAMANLI


 

Avant tout le projet !

  

1) Faire participer les mancelles et les manceaux, une nécessité

 

Dans 18 mois, les Mancelles et les Manceaux auront à choisir un nouveau Conseil Municipal et un Maire.

 

Les deux précédents et grands Maires ont un parcours qui les a placés au-delà des partis même s’ils ont revendiqué leurs choix et appartenances.

 

Le changement est qu’on doit aujourd’hui être avec les citoyens dans la proximité et l’écoute.

 

C’est ce que je fais depuis plusieurs années et c’est ce que beaucoup apprécient chez moi.

 

Quand j’ai commencé dans la vie publique comme jeune et simple conseillère municipale puis comme conseillère cantonale puis comme députée à faire une lettre régulière (un « journal ») à mes concitoyens, à proposer un conseil cantonal, des visites citoyennes ou encore des comptes rendus d’activité parlementaire, cela fait déjà un bout de temps…ceux qui n’aimaient pas la nouveauté me faisaient un peu la tête …c’est passé…ils y sont venus ! Être une femme suscite aussi parfois un peu de méfiance…

 

2) Notre Ville est l’un de nos premiers biens communs

 

Les mois qui précédent une campagne des Municipales doivent être l’occasion de discuter de ce qu’est un grand projet avec les citoyens et de leur demander la ville de demain qu’ils veulent.

 

Si les partis sont utiles, ils ne sont pas suffisants. Il y a une demande de participation des citoyens, au-delà.

 

Il faut ouvrir pour mieux rassembler et cela demande de s’adresser à toutes celles et à tous ceux qui ont envie de contribuer.

 

Cette initiative citoyenne ne retranche rien, elle ajoute de la démocratie et de la transparence.

 

Une méthode fondée sur l’échange et la proximité

  

1) Trois grands axes de discussion et propositions

 

Au regard des valeurs qui nous rassemblent, les grandes orientations se dessinent déjà autour de 3 grands axes :  

 

 

1.1) Une Ville solidaire

 

Vous connaissez mon engagement de femme de gauche et mon attachement à la justice sociale.

 

Je souhaite un progrès partagé, c’est-à-dire un progrès qui ne profite pas uniquement à quelques-uns mais qui amène l’ensemble des Mancelles et des Manceaux à mieux vivre et gagner en confort de vie dans leur ville.

 

La solidarité doit se penser dans son aspect générationnel, qu'il s'agisse des aînés comme des plus jeunes et les plus fragiles.

 

Il faut encourager toutes les initiatives qui permettent de mieux vivre ensemble, cela passe par un soutien aux différentes associations et initiatives portées, aux investissements dans des infrastructures adaptées et des propositions pour lutter contre l’isolement.

 

 

1.2) Une Ville créative 

 

La créativité est souvent identifiée comme l’une des clés du succès dans le monde associatif et entrepreneurial. C’est également vrai en ce qui concerne la manière d’administrer une ville.

 

Il me semble aujourd’hui incontournable de réfléchir à des politiques publiques innovantes dans leur contenu et dans leur mise en œuvre, d’autant plus dans un contexte budgétaire restreint.

 

Il est donc important de faire preuve d'audace et de nouveauté bien pensée dans les propositions portées et de penser une mise en œuvre qui simplifie la vie des mancelles et des manceaux, des acteurs économiques et associatifs de sorte qu’ils se sentent accompagnés et soutenus. Il en va de l’intérêt de nos concitoyens, du rayonnement et de l’attractivité de notre ville.  

 

 

1.3) Une ville sécurisante et où il fait bon vivre

 

Il ne s’agit pas de faire l’autruche sur les problématiques et inquiétudes de nos concitoyens en matière de sécurité. Il faut au contraire en prendre toute la mesure et répondre avec fermeté à chaque fois que cela est nécessaire, dans limite des compétences municipales. Être ferme sans jamais céder à la tentation de la peur et du repli desquels émergent des propositions souvent inefficaces et injustes. La priorité est de redonner l'espace public aux citoyens.

 

 

2) Une association, un outil pour discuter et proposer autour des valeurs du progrès et de l’humain

 

Solidarité, créativité et sécurité collective sont les grands principes qui ont toujours motivé mon action d'élue ; ces projets ne peuvent être comme toute question collective le monopole des appareils politiques. Les Mancelles et les Manceaux ont des idées, des projets, ils doivent les affirmer, cette association veut servir à cela.

 

 «Dessinons Ensemble Le Mans de Demain» est une association citoyenne ouverte à tous, un laboratoire d’idées car les innovations doivent venir des Mancelles et les Manceaux. Ce sont eux qui font Le Mans.

 

Créer une association c’est user d’une des grandes libertés républicaines, c’est aussi être dans la légalité et assurer la transparence de nos activités et de nos ressources.

 

 

3) Comment ça fonctionne ?

 

Trois modalités pratiques :

 

3.1) Une association avec une adhésion pour une cotisation fixée à 2€ pour ne pas être un frein financier ; une association pour celles et ceux qui veulent s’engager pour la ville et un projet mais qui ne veulent pas de « l’embrigadement politique » comme certains disent ou qui ne veulent pas franchir le pas d’une appartenance politique.

 

3.2) Des ateliers et des rencontres publiques pour discuter sur un sujet parfois large parfois plus pratique.

 

3.3) Un site pour contribuer, laisser des messages, faire des propositions.

 

L’adresse du site est : dessinonslemans2020.com

 

L’adresse de courriel est :  dessinonslemans@gmail.com

 

 

 Mon rôle « Etre utile »

 

Je suis motivée et déterminée à être utile. Mon rôle sera modeste.

 

Je partage avec beaucoup de nos concitoyens l'envie de contribuer à réinventer, repenser et redessiner notre ville.

 

Femme de gauche, présente et engagée pour Le Mans, reconnue comme combattante et tenace dans la défense des intérêts de la Ville, et de son agglomération dans un département qui devra être plus en synergie avec eux.

 

J’ai toujours dit mon souhait de m’impliquer encore plus fortement pour Le Mans, parce que je sais ce que je dois à cette Ville. J’ai Le Mans  « à » Coeur, Le Mans « au Cœur » !

 

Et, si je préside et présente aujourd’hui l’association « Dessinons Ensemble Le Mans de Demain », c’est pour répondre à celles et à ceux qui me disent : « Marietta, vous faites quoi ? ».

 

J’aurai la responsabilité de porter et de défendre ce projet comme une construction collective pour qu’il soit public, entendu et repris.

 

Marietta KARAMANLI